Treizième promenade du 12 novembre 2025
- Julien Michon

- 15 déc. 2025
- 2 min de lecture
Groupe d’échanges autour de la culture et de la pensée chinoises
Dans le cadre des activités de LA GRANDE OURSE

Treizième promenade du 12 novembre 2025
Sur la piste du chapitre V de « L’usage du Vide » de Romain Grazziani : « Changer de Corps », une des actrices de la séance a sollicité le groupe avec la question : « Comment chacun se débrouille-t-il avec l’apprentissage et/ou avec l’enseignement de nos pratiques corporelles ? »

Après le tour de table accompli et la fable de « la queue de la vache » évoquée, s’ébaucherait-il les premiers paragraphes d’une sorte de Petit Manuel d’abandon au Vide ?
L’histoire raconte qu’un aveugle se perd dans la forêt voisine de sa chaumière. En tâtonnant, il rencontre sa vache et s’accroche à sa queue. La promenade gastronomique de la bête terminée, celle-ci rentre à l’étable et guide ainsi son maître jusqu’à son logis.
La leçon de l’histoire : la confiance ?
Devons-nous aborder nos pratiques les yeux fermés ? En osmose avec le guide ?
Doit-on s’abandonner au présent, au geste ? « Pour faire la grue, je suis la grue ! » explique un des participants. Laisser le corps absorber les consignes ; « faire coïncider le vouloir et le non-agir. »
« Ne pas entraver l’action du ciel par l’action de l’homme ! Ne pas parasiter les processus naturels qui constituent les intentions motrices qui échappent à l’observation consciente. » est-il indiqué dans le chapitre étudié.
Ainsi, l’image mentale, qui dicterait le geste, apporterait-elle bénéfice ou entrave ?
Suivre l’enseignement de façon mécanique, ne serait-ce pas stérile ?
En effet, le besoin de comprendre se manifeste. De lier la pensée aux gestes, le cerveau au corps.
Mais, comment se mettre en position d’une écoute en va et vient, entre l’intérieur et l’extérieur, entre ses sensations et les consignes du prof. ? Et dans l’accueil de l’adversaire ?
Comme pour l’apprentissage d’une langue étrangère ou d’un texte pour un-e acteur-ice… pour l’OUBLI et la LIBERTÉ : le travail, le travail ; l’entraînement, l’entraînement ; la répétition, la répétition… Sans aussi, manquer de se confier à la magie du groupe, lors des rendez-vous hebdomadaires ! Et aux surprises pédagogiques, et … aux rires ! Pour le relâchement.
« Le Vide est-il le but ? » demande un des promeneurs. Qu’est-il ? Une notion ? un état ? un outil ? Est-il du ressort du Ciel, tandis que l’homme serait du ressort de la Terre ?
La lumière de notre promenade du 24 novembre reste perdue dans les brumes. Sera-t-elle ensoleillée par le chapitre VII de « L’usage du Vide », de Romain Grazziani, « Ascèse du vouloir et deuil du moi. La réclusion de l’empereur Jaune », sujet de note prochaine errance ?










Commentaires