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Le nombre Huit (5)La théorie de la sphère de Chen Guofu, les carnets de JJS, page 68

les carnets de JJS, page 68


Le nombre Huit (5)

La théorie de la sphère de Chen Guofu


Il est opportun, me semble-t-il d’évoquer, en complément à l’étude du symbolisme du nombre Huit, la théorie de mon vieux maître Chen.


Celle-ci a comme préalable la conformité aux huit directions qui opèrent comme des repères constants. Au-delà de ces huit directions, en suivant la voie du Yijing, on peut, en passant par la démultiplication des hexagrammes, tendre vers une conception sphérique du corps, de l’environnement, du rapport entre corps et environnement, et même de l’unification du souffle et de l’esprit. Chen prend l’exemple du baguaquan qui appuie toute sa méthodologie sur le principe circulaire. Il s’émerveille de l’ingéniosité de Sun Lutang qui a su conjuguer les spécificités du baguaquan et du taijiquan. L’orientation est alors tous azimuts, à 360°. L’objectif suivant est de passer du plan circulaire au volume sphérique.


Ainsi, on est amené progressivement à une représentation et une perception internes du corps associées à la sphère, c'est-à-dire à une uniformité de toutes les parties du corps. Chaque partie du corps est reliée à toutes les autres. Cette indifférenciation permet une adaptabilité sans limites. Sur le plan martial, les possibilités de réaction sont égales en tous sens. Les autres styles de taijiquan confèrent une maîtrise s’appuyant sur les transferts de poids et rotation de la taille, le style Wu promu par Chen recherche une maîtrise globale et spontanée quel que soit le point du corps concerné. Ainsi, quel que soit l’impact de l’attaque de l’adversaire, celui-ci rebondit comme sur un ballon. Pour que ce soit possible, il faut se conformer absolument à l’axe vertical (comme celui de l’univers). Même si on est en appui sur un seul pied, la sphère est formée, la répartition est uniforme et l’attention éveillée.


L’axe vertical passe par les deux points extrêmes du corps (dans la conception énergétique du corps, les membres sont des éléments annexes*) . Le huiyin est le pôle sud de la sphère et le baihui en est le pôle nord. On notera que le premier signifie la réunion de tous les méridiens yin et le second la réunion de tous les méridiens yang. Tout comme dans la mappemonde où les méridiens terrestres « descendent » et convergent tous vers le pôle sud et où ils « remontent » pour se rejoindre au pôle nord.

Le plan médian est un disque horizontal dont le centre est le dantian inférieur (au centre du qihai, la mer de qi, c’est-à-dire l’abdomen). Dans la mappemonde, il s’agit du disque dont la circonférence est l’équateur terrestre.


Finalement, rien d’extraordinaire quand on connaît les principes d’analogie entre l’homme et le cosmos dans les conceptions traditionnelles chinoises. Cependant tout l’art de Chen, à la suite des maîtres des styles Wu et Sun, est d’unifier la représentation théorique et la dynamique efficiente… Mais ça, c’est du domaine de la pratique !




*Voir page 31 et suivantes







Baihui, réunion des cent méridiens yang

Dantian, le champ de cinabre

Laogong, le palais du labeur

Mingmen, la porte de vie

Huiyin, réunion des cent méridiens yin




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